Le Chef de File de l’Opposition Politique au Burkina Faso, Eddie KOMBOÏGO reçu en audience par le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE

Installé pleinement dans ses fonctions le 05 mars dernier, le Chef de File de l’Opposition Politique au Burkina Faso, par ailleurs Honorable député et Président du Congrès pour la Démocratie et le Progrès ( CDP), Eddie KOMBOÏGO a été reçu en audience par le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE dans cette matinée du vendredi 12 mars 2021 au Palais de Kossyam de Ouaga 2000.

Le chef de file de l’Opposition Politique au Burkina Faso, Eddie KOMBOÏGO, reçu en audience par le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE

Il était question pour ces deux (02) personnalités de s’entretenir sur des questions relatives à la vie et à l’avenir de notre nation.

Le chef de file de l’Opposition Politique au Burkina Faso, Eddie KOMBOÏGO, à la sortie de l’audience.

A l’issue de l’audience, le Chef de File de L’Opposition Politique au Burkina Faso, Eddie KOMBOÏGO, a fait le point en ces termes.

 » Nous avons échangé sur les grandes questions qui touchent notre État pendant 1 heure 20 minutes. Nous avons abordé des grandes questions relatives à la réconciliation nationale, à l’insécurité et à la relance de notre économie. » a-t-il indiqué d’entré de jeu avant de poursuivre en ces termes.

 » Il a plu au chef de L’État de désigner l’ancien chef de file de L’opposition, le Président DIABRE comme ministre D’État, chargé de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Sociale. Nous avons voulu comprendre sa vision de la Réconciliation et les délais dans lesquels il souhaite impacter cette réconciliation. Nous avons pris le soin de rappeler au Président du Faso qu’on l’a entendu très rarement après les élections sur la Réconciliation et il était bon qu’il s’exprime davantage pour que les populations sachent sa bonne foi et sa volonté d’aller à une réconciliation et à une cohésion.  » a-t-il poursuivi !

Le chef de file de l’Opposition Politique au Burkina Faso, Eddie KOMBOÏGO, entrain de faire le point de l’audience.

 » La seconde question abordée est celle de l’insécurité, nous avons voulu savoir où nous en sommes avec L’État de nos frontières et les équipements de nos forces, parce qu’il n’y avait pas mal de plaintes et le Chef de L’État nous a rassuré qu’ils ont eu une grande livraison et que les militaires étaient aujourd’hui assez bien équipés pour faire face à ces tigres qui frappent et qui endeuillent notre pays. Nous avons souhaité que nos forces de défense et de sécurité soient toujours appuyés et qu’il y ait une aide significative aux familles de ces militaires qui nous ont quitté. L’autre question est la position des VDP, qu’elle est leur position par rapport aux Forces de Défense et de Sécurité, il y a un problème de commandement et d’harmonisation sur le terrain, mais de plus en plus il y a des concertations qui vont dans ce sens. Nous avons voulu également savoir où on en était avec les positions divergences notamment il fallait négocier où pas sur ce terrain là. Parce que nous avons entendu le Premier Ministre déclaré qu’il allait négocier et que le Président du Faso pendant la campagne a dit qu’il ne négociera pas, alors qu’est-ce qu’il faut faire ? Est-ce qu’on négocie ou on ne négocie pas ? Mais il serait bon que le Chef de L’État décline sa politique assez clairement sur l’option qui est d’aller frontalement ou d’associer la négociation.  » a-t-il renchéri avant de clore en ces termes.

 » La troisième question que nous avons abordé était la relance économique qui dépend forcément des deux (02) aspects. Parce que dans un pays où il y a l’insécurité et des regards en chien de faillance, on attire pas les investisseurs. Il a également la pandémie qui a touché notre pays et a eu un impact sur notre économie, alors nous avons voulu savoir sur quel aspect le Président du Faso allait s’appuyer pour relancer l’économie. Nous lui avons fait des propositions dans ce sens en disant qu’il était bon de regarder et de payer la dette intérieure qui ne fait que s’accroître. Si les entreprises locales n’arrivent pas à être payées à temps dans les 90 jours parce qu’il en a qui sont payées dans les 6 mois d’autres à 1 an eh bien, on tuera l’économie locale. Et le Président du Faso nous a rassuré qu’il aura un regard attentif sur ses aspects.  » a-t-il conclu !

Le chef de file de l’Opposition Politique au Burkina Faso, Eddie KOMBOÏGO, à la fin de l’audience.

S/C

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