L’ANC plaide pour une représentativité des jeunes dans les instances décisionnelles et du retour du parlement des jeunes auprès du Chef de File de L’opposition burkinabè, Eddie KOMBOÏGO.

Le Chef de File de L’opposition politique burkinabè, Eddie KOMBOÏGO, a accordé dans cette matinée du mercredi 26 mai 2021 au siège du Chef de File de L’Opposition Politique au Burkina Faso ( CFOP-BF ), une audience à une délégation de L’Alliance des Nouvelles Consciences conduite par son président Marc BONOGO.
A l’issue de l’audience, Marc BONOGO a déclaré être venu plaider auprès du Chef de File de L’opposition politique burkinabè, Eddie KOMBOÏGO pour une représentativité des jeunes dans les instances décisionnelles et du retour du parlement des jeunes au Burkina Faso.
Il a, à cette occasion, reçu les conseils et les orientations du Chef de file de l’opposition politique burkinabè.

Le président de l’ANC, Marc BONOGO

 » Ce matin, nous avons constitué une délégation au nom de L’Alliance des Nouvelles Consciences ( ANC ) pour venir échanger avec le Chef de File de L’Opposition Politique au Burkina Faso, Monsieur Eddie KOMBOÏGO autour d’un certain nombre de questions touchant la jeunesse burkinabè. Il s’agit plus particulièrement de la représentativité des jeunes dans les instances décisionnelles et surtout de la question du retour du parlement des jeunes au Burkina Faso.  » a-t-il déclaré d’entrée de jeu avant de motiver leur venue.

 » Sur la question de la représentativité des jeunes, nous sommes revenus sur l’état des lieux dans les instances décisionnelles au Burkina Faso et il est ressorti qu’au Burkina Faso, aussi bien dans le gouvernement que dans le parlement, il n’y a aucun jeune hors mis au parlement qu’il y a un jeune , un élu national qui a 34 ans. Alors, cela n’est pas du goût de la jeunesse, car selon les résultats des différentes enquêtes qui ont été menées par les institutions aussi bien nationales qu’internationales, donc les ONG, il est ressorti que la jeunesse constitue plus 70% de la population burkinabè soit plus de 15.400.000 personnes. Nous avons aussi estimé que le retour du parlement des jeunes peut être une turbine offerte à cette jeunesse de pouvoir s’exprimer et de pouvoir aussi dérouler le tapis de la défense de ses intérêts à l’endroit des autorités politiques de notre pays, le Burkina Faso. S’agissant de son historique, il faut dire que le parlement des jeunes a été institué au Canada en septembre 1999 au sommet des chefs D’États et du gouvernement qui a confié cette responsabilité à L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. Pour le cas du Burkina Faso, le premier parlement a été institué en 2008 sous le magistaire de l’actuel Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, alors Président de L’Assemblée Nationale avec pour Président le camarade Cheick Fayçal Traoré pour un mandat de 3 ans renouvelable. Ils ont fonctionné de 2008 à 2011 , ils ont tiré un peu jusqu’à 2012 et avec la fin du mandat de Roch Marc Christian Kaboré et l’arrivée d’un autre président Soungalo Apollinaire Ouattara, et jusqu’à l’heure où nous parlons, c’est-à-dire l’ère Bala Alassane Sakandé , précédé par feu Salifou Diallo, le Burkina Faso n’a plus connu de parlement de jeunes.  » a-t-il martelé avant de clore en ces termes.

La délégation de l’ANC posant avec le chef de file de l’opposition politique burkinabè, Eddie KOMBOÏGO

 » C’est ainsi, que nous avons décidé de plaider auprès d’un certain nombre de leaders politiques dont le chef de file de l’opposition politique burkinabè, dont Monsieur Eddie KOMBOÏGO qui n’est pas des moindres, qui a sous sa coupe deux (02) groupes parlementaires dont 25 députés qui puissent porter la voix de la jeunesse burkinabè au niveau du parlement et au niveau de la conférence des présidents de L’Assemblée nationale, afin que nous puissions connaître le retour de ce parlement des jeunes, mais aussi de la présence effective des jeunes dans les instances décisionnelles de notre pays.  » a-t-il conclu !

Le chef de file de l’opposition politique burkinabè répondant au plaidoyer des jeunes leaders de l’ANC.

Quant au chef de file de L’Opposition Politique Burkinabè, Eddie KOMBOÏGO, tout en promettant de faire parvenir leur plaidoyer à la destination de droit, il a d’emblée salué cette initiative de l’ANC, avant de les prodiguer des conseils.

 » L’ANC est l’une des structures bien organisée et bien structurée. Elle est constituée de jeunes qui s’intéressent beaucoup à la vie de notre nation et ils se prononcent même parfois aux sujets les plus sensibles. J’apprécie beaucoup leur contribution, leur engagement à surtout servir à leur peuple. C’est un sacerdoce, parfois au détriment même des emplois puisqu’ils n’en ont pas. Ils ne font pas des revendications avec de l’agressivité, ils le font d’une manière intelligente en posant le sujet à travers le dialogue.  » a-t-il déclaré avant de poursuivre.

 » C’est une chance pour notre pays d’avoir plus de 70% de jeunes. Comme un économiste disait : << parmi les richesses de l’homme, il y a des nations les plus développées qui souhaitent avoir 70% de populations jeunes, mais qui n’en ont pas. >> Et nous, nous avons une chance d’en avoir, avec notre potentialité économique. Quelqu’un disait que : << L’Afrique c’est l’avenir du siècle.>> Mais ce n’est pas ce siècle, c’est le siècle à venir et cela suppose que nous formons nos jeunes de sorte à les permettre d’occuper des postes importants dans tous les domaines techniques et politiques. Et comme vous le constatez si vous faites le point de notre éducation de 1960 à nos jours, vous constatez que c’est un échec, car nous avons formé des jeunes appelés au chômage. C’est un regret. Et si le gouvernement Dabiré est entrain d’organiser des assises nationales, c’est pour consciensiement reconnaître qu’ils ont échoué. Nous sortons plus de 2000 jeunes en économie, plus de 2000 jeunes en sociologie, plus de 2000 en droit…Alors que notre économie a plus besoin de formation technique et professionalisante. Il n’y a pas de petits boulots, il y a que des boulots. Ce qui vous fait gagner votre vie il faut l’accepter. Il faut que nous fassions ces réformes pour garantir de l’emploi à nos jeunes  » a-t-il poursuivi avant de clore !

 » Je m’engage à être leur porte-voix et leur porte-drapeau, mais je souhaiterai qu’eux ils portent d’abord le drapeau et que nous soyons derrière pour les pousser. Le chef de file de l’opposition burkinabè est leur allié et je les accompagnerai jusqu’au bout. « , a-t-il conclu !

S / C

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